ARCHIVE DU 3 FEVRIER 2010
Notre
environnement :
une
problématique qui dépasse le cadre du Barcarès !
Il est
impossible devant l'ampleur des enjeux de résumer par exemple la
protection de nos plages à la seule action de la commune (même si elle
doit exister plus qu'elle ne l'est aujourd'hui bien évidemment).
Nous le verrons dans notre projet publié
prochainement : la gravité des choses implique une mobilisation
drastique et des investissements financiers qui incomberont certes aux
contribuables communaux directement mais avec l'appel aux fonds de
solidarité des hierarchies territoriales (agglo, département, région,
état et Europe).
On ne pourra plus indéfiniment retarder l'échéance de la prise
des décisions et celles-ci ont un impact consistant sur notre BUDGET et
nos habitudes de vie. Il faudra de la pédagogie et des
explications transparentes dans de vrais débats, sinon la nécessité
d'agir sera une fois encore mal perçue.
De nombreuses communes ont déjà pris des virages et des
décisions qui engagent l'avenir des "enfants". Au Barcarès, hormis des
saupoudrages, aucun acte MAJEUR et FONDATEUR n'a encore été mis en
route donnant le signal fort d'un changement rassurant et
prometteur.
Pour ma part, je l'écris souvent, il est des sujets qui
dépassent la politique et doivent pouvoir recueillir un assentiment,
sinon général, en tout cas massif, puisque le cadre dans lequel nous
vivons en permanence n'est pas une simple opinion : c'est notre qualité
de vie et voire même notre devenir et celui des générations à
venir.
La spécificité du Barcarès lui confère des atouts colossaux
(par son attractivité touristique par exemple) mais lui procure aussi
des inconvénients massifs. Nous avons pour une petite commune à faire
face à plusieurs attaques de la "nature" dans des champs d'application
différents, l'érosion des plages par exemple d'un côté et l'ensablement
côté Marina par exemple de l'autre.
Cela fait beaucoup pour nous SEULS d'autant qu'un retard important a
été pris dans la prise en compte de la nécessité d'agir. Il est
édifiant de constater que de nombreux emprunts ont été réalisés ces
dernières années sans avoir de lien direct avec la protection
environnementale. C'est ce qui motive aussi l'inquiétude de certains :
notre budget est mis à mal et pourtant nous n'avons pas ENCORE engagés
les grands travaux vitaux. Quelle marge de manoeuvre aurons-nous sur le
sujet ? Probablement de plus en plus réduite.
Il est urgent de ne plus attendre. Surtout que l'on sait tous qu'il
faudra AGIR. Faisons le dès maintenant et c'est dans ce sens que nos
propositions afflueront dans le proche avenir.
Et pour sortir du cadre du Barcarès,
je vous
disais en effet que je pense que les problèmes sont globaux et doivent
être réfléchis par l'ensemble des acteurs du littoral pour
réunir les compétences, les volontés et les moyens,
je vous invite à découvrir en quelques lignes le formidable espace
nature qu'est l'Etang de Canet autour duquel j'ai souvent plaisir à
randonner personnellement...
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Jean
Claude Genet

L'ETANG
DE CANET...
Un site exceptionnel et
fragile
Article
ajouté le 3 février 2010 source Conservatoire du Littoral
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L'avant-propos
à tout discours écologique ou scientifique sur l'étang de Canet
Saint-Nazaire est un paysage : une lagune lisse dans laquelle se
reflète le Canigou enneigé. Il faut rajouter à ce tableau naturel
exceptionnel quelques barques sur l'étang et quelques cabanes de
pêcheurs en roseaux sur les berges.
L'étang de Canet est le plus
menacé du Languedoc-Roussillon. Cette lagune est la plus ancienne du
littoral et de fait l'une des plus exposées au comblement naturel. Les
graus originels se sont fermés et les apports terrigènes des cours
d'eau (notamment le Réart) accentuent le phénomène. La surface en eau
de l'étang a diminué de moitié depuis 1750. Les scénarii les plus
pessimistes envisagent un comblement possible en une seule crue du
Réart. Aujourd'hui, l'homme essaye de ralentir ce processus grâce à une
gestion cohérente de la problématique inondation à l'échelle du bassin
versant.
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RICHESSES NATURELLES
La flore |
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Le
roseau commun (sanil en catalan) est l'une des matières premières ayant
servie à la restauration du village de pêcheurs (cf La
gestion). Grâce
à sa tige souterraine (le rhizome), le roseau se développe sous forme
de vastes roselières sur les berges de l'étang. Ces roselières sont
l'habitat privilégié de nombreux oiseaux.
Parmi la végétation remarquable de ces milieux, on trouve une espèce
endémique rare : l'œillet de Catalogne.
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La
faune
L'étang de Canet est d'importance internationale pour les oiseaux du
fait de sa localisation particulière sur l'axe de migration Afrique
-Europe. 230 espèces ont été identifiées sur l'étang dont la Talève
sultane qui colonise la région Languedoc-Roussillon depuis l'Espagne.
L'étang est un lieu d'hivernage pour de nombreuses espèces, comme la
Foulque macroule et le Flamand rose. Le Martin pêcheur (Alcedo athis),
d'une grande discrétion malgré ses couleurs vives, est une des espèces
qui est présente sur le site toute l'année.
Le
jumelage de l'étang avec son homologue de la Catalogne Espagnole (le
Parc Naturel des Aiguamolls de l'Empordà) permet un échange
d'information continue notamment sur le passage et les comportement des
oiseaux.
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Flamant rose (dessin J. Chevalier)
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| HISTOIRE ET PRATIQUES |
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La
pêche sur l'étang de Canet s'exerce depuis 1265. Aujourd'hui, une
trentaine de pêcheurs continue d'exercer cette activité de façon
artisanale de mai à octobre. Les postes de pêche sont tirés au sort
tous les ans ce qui permet aux pêcheurs de changer d'emplacement.
La productivité est faible sauf pour la pêche de
l'anguille (40
tonnes par an). Sont également péchées en petites quantités des espèces
migratrices qui viennent de la mer : loup, dorades… Les produits de
cette pêche artisanale sont vendus aux restaurateurs et aux
particuliers.
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| LA GESTION |
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Le
Conservatoire du littoral a commencé à acquérir cet étang en 1978.
Aujourd'hui, plus de 1000 hectares appartiennent au Conservatoire et
seules quelques parcelles au centre et en bordure d'étang sont encore
privées.
Le Conservatoire et la Commune de Canet-en-Roussillon,
qui devient gestionnaire du site en 1993, lancent une première
opération de gestion importante en réhabilitant les cabanes de pêcheurs
situées sur les berges sud de l'étang. Les 11 cabanes en tôle ondulée
sont restaurées avec des matériaux traditionnels : le roseau, la canne
de Provence et le châtaignier. Ces cabanes qui étaient habitées par les
pécheurs servent aujourd'hui d'entrepôt pour le matériel de pêche.
Une
de ces cabanes est devenue la maison d'accueil du site. Elle propose
des expositions et des visites guidées à tous ceux qui le souhaitent.
Un sentier a également été aménagé ainsi que plusieurs postes
d'observation.
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