Archive Une certaine vision de l'élu et de la Citoyenneté

5 octobre 2009

UNE CERTAINE VISION DE L'ELU ET DE LA CITOYENNETE pour réaliser le voeu de tous : la résolution des conflits via la transparence et la discussion par Jean Claude Genet, Président d'Agir pour l'Avenir
Chaque sujet, même s'il semble secondaire aux yeux de la plupart, est essentiel auprès de celui qui soit le vit ou en est victime... L'écoute impartiale et l'implication totale, auprès de l'ensemble des Barcarésiens comme de tout individu, quel qu'il soit, augure d'une gestion "proche des gens" synonyme de la définition d'un élu de la république comme le législateur l'a imaginé.

Parmi les sujets sur lesquels Jean Louis Jimenez, Conseiller Municipal d'opposition, a été interrogé par des habitants du Barcarès, il s'en trouve un symptomatique de la difficulté de concilier l'intérêt général et les intérêts particuliers, sans générer quelque part des mécontentements. Diriger c'est faire des choix et les assumer. Ainsi les riverains du "nouveau" marché du dimanche (surtout en saison) ont vu leur vie dominicale bouleversée et, même si en soi l'organisation mise en place n'est pas dénuée de bon sens, ils expriment leur opposition, surtout parce qu'il subsiste (à tort ou à raison) le sentiment de ne pas avoir assez été associé à la décision finale. A.P.A a écouté les personnes et a souhaité faire des suggestions simples à la municipalité par le biais d'une LETTRE OUVERTE, écrite par Jean Louis Jimenez, que vous pouvez lire en CLIQUANT ICI, demandant, si possible, que le sujet soit traité lors d'un Conseil Municipal pour assurer les personnes de la prise en compte de leur avis. 

La gestion participative n'est pas une réduction de pouvoir de l'élu mais bel et bien une façon rationnelle de traiter en amont les difficultés et surtout de s'en expliquer, librement, en toute clarté et transparence. Rappelons que le législateur n'a pas mis en place des élus qui sont des supérieurs hierarchiques aux citoyens. Bien au contraire, ce sont les citoyens qui désignent d'autres citoyens pour les représenter et défendre leurs intérêts. Le citoyen est donc, quelque part, l'employeur de l'élu ! Dans notre démocratie, finalement peu mature, les choses sont appliquées tout à l'envers le plus souvent et ceci entraîne la société vers des conflits radicaux qui empoisonnent le quotidien.  A défaut de considérer le dialogue et la conciliation comme des piliers de la gestion, le rapport de force invente des relations tendues et violentes, aussi bien verbalement que dans l'esprit et la forme... puisqu'il n'existe pas d'autre moyen d'expression pour les gens de la rue, souvent réduits aux cris de désespoir, faute de relais convenable des désarrois, justifiés ou non. Une bonne décision des élus peut devenir une calamité uniquement par manque d'explication. Pour bien des gens, faute de communication (et d'information exhaustive) équivaut à faire naître des suspicions. Prendre le temps et la peine de démontrer n'est donc pas perte mais gain. A tous points de vue.

Prenons un exemple simple. Vous faites appel à un artisan pour rénover une pièce de votre maison. Les travaux finis il vous présente une facture sommaire, du style... Vous me devez 1354 €... La suspicion nait. Par contre, s'il détaille sa facture, voire même y joint des justicatifs d'achat :
- Peinture...125,00 €
- Fournitures... 256,00 €
- Fenêtre alu...389,00 €
- Heures...
sa facturation paraît aussitôt plus conforme.


Vous l'aurez compris, sans ôter toute possibilité de conflit, la deuxième solution donne l'impression de sérieux émanant d'un artisan soucieux de bien communiquer avec son client. Pourquoi en serait-il autrement d'une Mairie ? Eh bien donc il s'agit de la bonne habitude à prendre, et que nous prendrons si un jour notre équipe était amenée aux responsabilités, ne rien faire sans en contrepartie en fournir les explications (le pourquoi et le comment) et l'implication au budget, ligne par ligne, dans les limites naturellement de ce qui est compréhensible par le grand public. Puisque finalement lorsque les élus dépensent des deniers publics, ils dépensent au mieux ni plus ni moins l'argent des habitants ou au pire l'argent des enfants et petits-enfants des habitants s'il est fait appel à l'emprunt.

Sans animosité, mais fermement, au service de tous, c'est le message permanent que nous essaierons de véhiculer, aussi bien auprès de la majorité en charge des affaires communales que de la population. Le pouvoir du citoyen ne cesse pas après la mise du bulletin dans l'urne; mais le vote se prolonge par une implication de chacun dans le quotidien de sorte que, les élus se sachent soutenus et contrôlés tout à la fois. Pour y parvenir il faut d'une part des élus informés et respectueux du droit des citoyens et des citoyens respectueux des élus et exerçant leur contrepouvoir. 

Quoi que plus normal lorsqu'on a rien à se reprocher : nul besoin de cacher ou dissimuler et cela tue dans l'oeuf les esprits chagrins. Oui, disons le tout net à chacun et à tous, l'apprentissage du bon fonctionnement des institutions et des règles démocratiques est encore à faire; mais avec de la bonne volonté de part et d'autre, les électeurs pourront juger in fine, par leurs votes sanctions ou récompenses, du désir réel ou non de faire progresser les comportements au service de tous.
La confiance n'est pas acquise, elle se gagne et se défend !

Nous pouvons échouer... mais  ne pas donner sa chance à l'espoir de changer le cours des choses serait une faute.