Analyse de la soirée de voeux 2010 par Jean Claude Genetvoeux2010

Tout d'abord les voeux sont un événement traditionnel dans la plupart des communes de France, l'occasion de faire sa promotion politique d'une part et un moment convivial où les citoyens se retrouvent. Pour beaucoup l'aspect festif prime sur les considérations politiques ou économiques. Pour d'autres, c'est l'inverse.

La soirée a donc été un moment agréable pour ceux qui souhaitaient se restaurer, simplement mais avec abondance, et danser ou s'amuser. Cet aspect plait aux gens, s'en offusquer serait une erreur selon nous. C'est une des raisons qui fait que nous y participons, sans ostentation, mais pleinement. Etre là où sont les gens, comme l'écrit Jean Louis Jimenez dans son édito, est un besoin impérieux pour quiconque cherche à mobiliser et rassembler. Si les démarches intellectuelles sont passionnantes et enrichissantes dans le bon sens du terme, la proximité "du bon peuple" enseigne aussi et est le marchepied impératif avant de prétendre à un quelconque rôle social et politique, surtout si une personne vise à un mandat électif. Là aussi, et c'est mon franc parler, ce n'est pas du calcul ou de l'hypocrisie mais tout simplement de la vérité : en démocratie ce sont les gens et souvent "de la rue", les gens ordinaires (sans aucun côté péjoratif) qui votent et désignent ceux qui sont en charge des affaires. On peut tourner le problème dans tous les sens, n'empêche que si vous avez les meilleures idées du monde ET que vous ne savez pas les diffuser, certains diraient les "vendre", elles resteront lettres mortes et inutiles puisque inexploitées

De ce fait je suis étonné que certaines personnes impliquées dans la vie communale se méfient du "peuple" (jusqu'à le fuir) et se contentent de réfléxions bureaucratiques en attendant qu'on vienne les chercher chez eux, par on ne sait quel miracle !  La gestion de l'humain et du "bon peuple" est une réussite de Mme Ferrand; même si pour certains c'est inavouable ou indécent que de vanter ce point. Reste maintenant à l'opposition la faculté d'en tirer la leçon et d'occuper ce terrain également ! 

Ceci dit, il y a aussi dans les voeux du Maire un aspect purement politique et une manière bien évidemment de se mettre en avant. La soirée donc, si on aborde l'aspect "intellectuel" des choses, s'est décomposée en deux parties distinctes.

A- La diffusion d'un long film fort éducatif sur l'histoire (juvénile puisque 80 ans c'est peu) de notre commune. Si récemment certains ont regretté que nous soyons séparés de Saint Laurent de la Salanque, il se trouve qu'aujourd'hui c'est un fait acquis et personne ne peut préjuger de ce qu'aurait été notre "cité" sans la décision de 1929. Comme ce qu'aurait été l'Alsace et la Lorraine sans... ou le Comté de Nice sans...  L'Histoire, avec un grand H, c'est ce qui construit un peu comme un légo les pays, régions, départements et communes, en faisant bouger les barrières, en colonisant et en important des coutumes ou des langues, et tant d'autres choses.  Le Barcarès aujourd'hui est Le Barcarès 2010 et nous devons en être heureux. Nous serons encore plus heureux si le futur permet de transformer ce qui nous déplait aujourd'hui. Plutôt que de regretter le passé, tournons nous vers l'avenir et créons notre bonheur de demain. Il y a ceux qui vivent sur le passé et ceux qui se tourne résolument vers l'espérance. 

B- Le discours de Mme Le Maire est toujours un moment intense, en bien ou en mal selon les uns et les autres, et qui mérite un décryptage. J'ai noté pour ma part l'envie (en tout cas en mots) de ne pas reproduire des errements du passé en ne faisant pas de l'UDSIST un nouveau centre France Télécom, si cela est encore possible.  Le fait de faire une offre en disant en même temps qu'il n'est pas impossible qu'une meilleure soit faite par un "privé"  place le débat sur un plan purement politique. En effet, je suis de ceux qui pensent qu'il est toujours possible pour une collectivité de faire jouer son droit canon, une sorte d'utlilité publique,  lorsque le besoin se fait sentir. Dans l'affaire UDSIST c'est encore possible si les leviers POLITIQUES sont atteints et actionnés. Cela passe par plusieurs phases

    1- Nous avons un projet fort pour l'emplacement

    2- Nous  avons la volonté d'ouvrir les négociations actives avec toutes les parties prenantes, notamment le Conseil Général, en faisant table rase avec les difficultés relationnelles si souvent évoquées et qui peuvent toujours, à un moment ou à un autre, trouver leur solutionnement surtout si l'intérêt général est en jeu.

    3- Etre certain que les comptes publics autorisent de se lancer dans une opération d'envergure car sinon les deux étapes précédentes sont vaines.

Je ne dis pas que c'est possible, je dis que tout doit être fait pour rendre la chose possible. L'UDSIST est selon moi aussi un enjeu stratégique d'autant que...

Le silence de Mme Ferrand sur France Télécom laisse mal augurer sur ce dossier. Si France Télécom est perdu, l'UDSIST ne sera pas une compensation, loin s'en faut, mais l'UDSIST doit être mené à bien d'autant plus. 

Concernant France Télécom je reste également convaincu que nous avons des arguments pour inverser le relationnel avec la SEPRIM et ne pas être écarté du futur du site. Nous avons aussi quelques autres possiblilités légales, mais nous y reviendrons probablement le moment venu. 

Le budget est aussi un temps fort avec l'énoncé des coûts 2009 des grands travaux, de l'augmentation de 6 % des impôts qui ne sera pas (selon l'annonce) renouvelée, les économies d'échelle faites malgré la crise économique et pas un mot sur l'emprunt de fin d'année qui a peut être servi à présenter un budget légèrement excédentaire. 

La partie Lydia a suscité ma curiosité.  En effet il faut sauver notre emblème mais géré par le privé cela pose quelques interrogations. Le propriétaire actuel a-t-il encore des envies pour le futur ? Si oui comment faire que ces envies se réalisent pour le meilleur de la commune (adjoindre un Hôtel au complexe du "Lydia" était selon mes sources un élément figurant dans les études de marché "positives"). Si non comment la Mairie peut initier le renouveau du site en actualisant ses missions aux goûts du jour et aux moyens détenus ? Là encore je ne crois pas aux solutions miracles sorties du chapeau et à contrario je crois en la communauté de refléxions. Le sujet est trop important pour le laisser sans que des intervenants divers avec lesquels un plan de relance plausible peut émerger, tôt ou tard, tout en sachant que le plus tôt serait le mieux pour Le Barcarès et son image de marque. La volonté forte exprimée par Mme Ferrand de se battre pour le "LYDIA" me paraît logique et rassurante, reste maintenant à voir comment nous passerons de l'intention à l'acte.

Il existe d'autres sujets non anodins qui peuvent être cités mais nous ne ferons pas ici le tour d'horizon exhaustif, les prochaines semaines seront l'occasion d'égrener les points un à un, notamment en y adjoignant nos contre-propositions. Comme le répète sans cesse Jean Louis Jimenez "je suis un opposant ferme et résolu mais OUVERT" car l'opposition AGIR POUR L'AVENIR  ne se situe pas dans l'affrontement. La discussion et les propositions sont meilleures conseillères.  Avec toujours pour mission "au service de tous" pour un "Barcarès apaisé" et un "Barcarès qui va de l'avant".

Jean Claude Genet

 

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