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COMPTE
RENDU (PARTIEL) DE LA SEANCE : Suite à
l’objection posée par Jean Louis
Jimenez (suivie d’une proposition puisque
s’opposer n’a pas de sens sans
soumettre des idées) sur la
procédure lancée contre des
personnes qui souhaitent, ni plus ni
moins, obtenir production de
documents administratifs et qui
s’appuient en l’espèce sur des
dispositions légales et des avis
favorables d'un organisme
indépendant la
"CADA", il est utile de
rappeler certaines choses
essentielles :
-
La commune ne peut pas
s’affranchir de la loi juste en
arguant des soucis techniques de
« temps de travail ». Il
a été en effet répondu quelque
chose du style « il y a
beaucoup trop de demandes et nous ne
pouvons pas passer notre temps à
cela ».
A
ceci prenons quelques exemples pour
illustrer le côté puéril
de la réponse fournie. Les élections
sont une lourde charge de travail
pour les mairies françaises…
Qu’en serait-il si par exemple aux
prochaines présidentielles, la
commune disait « cela nous
donne trop de travail, nous
n’organisons pas les élections ! »
Elle y serait contrainte bien sûr.
Qu’en
serait-il si Mardi, par hasard, 10
personnes venaient demander un
extrait d’état civil, là où
d’habitude il n’y en aurait
(c’est un exemple sans valeur numérique)
3 dans une journée… Les personnes
4 à 10 se verraient-elles répondre
« non le quota de charge de
travail est dépassé, rentrez chez
vous ! »…
Qu’en
serait-il des colis de Noël qui
sont une lourde charge de travail en
fin d’année, faut-il les
supprimer de ce fait ?
Vous
l’aurez compris nous pourrions être
intarissables sur les exemples pour
démontrer que l’argumentation n’est
pas recevable. La loi prévoit l’accès
aux documents administratifs, comme
l’obtention de documents d’état
civil, et autres, et il appartient aux
communes de s’organiser pour y faire
face et donc de se doter des moyens
techniques et de personnel permettant
l’exécution de la mission de
service public.
Pour
conclure enfin, si la raison invoquée
est la charge de travail excessive,
cela nécessite-t-il pour autant d’enclencher
une procédure auprès du Tribunal Administratif ?
Vous demandez un document que la mairie
ne peut pas vous fournir, faute de
moyens, de personnel, de temps, ou
autres, et en plus elle vous attaque
alors qu’elle admet que vous aviez
par le droit faculté à demander les
pièces invoquées. C’est ubuesque
et franchement de nature à générer
des tensions entre personnes.
Pour
restaurer une vie politique emplie de
dialogue et de respect, c’est ce type
de posture rigide qu’il convient
d’éviter. Cela reste possible si
chacun écoute les arguments des uns
et des autres et tente, par tous
moyens, de dégoter quelque part une
solution intermédiaire susceptible
de régler une grande partie des litiges
qui sont nés d’un petit rien. Y parvenir
est facile, c’est juste question de
bon vouloir.
La
proposition de Jean Louis Jimenez de
publier une partie des documents administratifs
sur le site internet de la Mairie ne
résoudra pas tout, et entraînera du
travail certes, mais semble répondre
à la première nécessité de transparence
que des élus de la république doivent
à leurs administrés.
Il
y a beaucoup à faire, pas seulement
au Barcarès, mais au Barcarès
aussi, pour que notre approche de
la « démocratie locale »
colle enfin aux préceptes voulues
depuis longtemps par l’esprit de
nos lois républicaines. |