Au programme du Conseil du 17 mars...
Beaucoup
de points dans ce Conseil qui, après les foudres des rapports de la
Cour des Comptes, reprend le cours des habitudes. Peu de débats, pas de
projets fondateurs, juste de la gestion des affaires courantes
Parmi l'ordre du jour quelques points retiennent notre attention avec acuité.
A-
la discussion d'orientation budgétaire. Obligatoire elle n'a pas valeur
d'engagement et n'est donc en définitive qu'un exercice de chiffres
détournés de leur vrai sens pour donner l'idée que tout va bien, que
tout est pour le mieux. Nous n'avons pas vu dans les textes d'idées
novatrices ou de projets fondateurs pour 2010. Or Le Barcarès, c'est
notre point de vue, est en panne. La ville vit sur ses acquis, son
existant disions-nous, et n'entreprend rien qui puisse lui donner un
souffle dynamique. Prenons quelques exemples.
- Les dépenses
d'investissement ont été (selon le texte du Conseil Municipal) très
au-dessus en 2009. Or pour 2010 nous n'entrevoyons pas de projets ni de
"rénovation" ou d'aménagements spécifiques. Pire même les
dépenses 2009 ont encore une incidence sur le budget 2010.
- La
dette est qualifiée de stable, tout comme les intérêts de la dette.
Pour notre part
1 000 000 d'euros d'intérêts de la dette à rembourser
en 2010, soit près de 50 000 euros de plus qu'en 2009, ce n'est pas
anodin ni à prendre à la légère. De la même manière si on lit entre les lignes on se
rend compte que les dettes ont été rééchelonnées pour faire passer la
douloureuse et qu'en réalité
nous remboursons de moins en moins de
capital, de plus en plus d'intérêts, ce qui pour le futur ne peut pas
contribuer à la baisse du niveau d'endettement. Il est même précisé
quelque part que le niveau d'emprunt 2010 pourrait être adapté en
fonction de besoins particuliers...
VOIR ICI DOCUMENTS DU CONSEIL (extraits) sur le débat d'orientation budgétaire
Notre sentiment est dual. Soit que l'on prône un
effort de gestion drastique pour alléger l'endettement,
et les intérêts mais pas seulement le capital aussi, parce que l'on
penses que le seuil de saturation est atteint et même dépassé.
L'avenir ne se construit pas sur les emprunts qui ne font que retarder
les problèmes... Soit on prône une relance par l'initiative et
l'ambition, et dans ce cas l'endettement fait parti de l'arsenal car
dans ce cas cela ne correspond pas à des artifices comptables mais bel
et bien à des créations d'infrastructures génératrices de plus-values
pour la commune et les contribuables. Dans ce cas et dans ce cas
seulement l'emprunt répété peut se justifier car il sert à créer de la
richesse, paradoxalement c'est possible et c'est une chose démontrée...
Malheureusement, en tout cas nous avons ce sentiment, les orientations
budgétaires barcarésiennes présentées sont de nature ni à relancer
l'activité, ni
à créer des richesses, ni à réduire la dette... Le ni ni est donc bien
une façon de gérer qui cache les difficultés et les chiffres. Comment
avoir un budget excédentaire de 2,5 millions d'euros fin 2009 avec un
emprunt de 3 millions d'euros en novembre-décembre ?
Qui parle orientation budgétaire
parle projets et
idées. Or ce 3 million d'euros n'a jamais été expliqué quant à sa
destination. Est-ce pour une réalisation précise ? Est-ce dilué dans divers postes ? Ou est-ce simplement
par confort du compte de clôture ?
B-
L'UDSIST - Nous
l'avons traité souvent sur notre site nous pensons qu'il s'agit d'un
terrain important pour l'avenir de notre commune, justement pour y
créer des infrastructures (pas forcément la destination que mentionne
Mme Ferrand sur cet emplacement là). Nous militons pour les logements
sociaux et déplorons le gros retard pris dans ce domaine. Malgré tout,
en front de mer, en plein coeur du village, il nous semble que la
commune pourrait avoir de grandes ambitions sur cet emplacement.
Et pour les logements sociaux, il existe de nombreux terrains tout à fait appropriés à cet usage.Toujours sur l'UDSIST nous y apprenons que
la commune a fait une offre mais bien en deça de la préconisation faite
par l'expertise... Est-ce un pari sur l'absence de surenchère de
quiconque ? Est-ce juste "faire une offre pour faire une offre" tout en
sachant qu'elle n'aboutira pas et donc un effet d'annonce ? On peut se
poser la question. C'est d'autant plus contradictoire que dans les
documents du débat d'orientation budgétaire l'accent est mis sur la
bonne santé financière (?) et dans celui de l'UDSIST que la commune
n'a pas les moyens de faire une offre supérieure ou quelque chose comme
ça qui est sous-entendu... La contradiction alerte et interpelle !
VOIR ICI LE DOCUMENT UDSIST C-
Parmi les nombreux sujets nous apprenons que Mme Le Maire et le Conseil
ont décidé d'intenter une action judiciaire
qui vise à rechercher et à identifier toutes les personnes qui ont pu écrire , insulter et diffamer derrière des pseudos sur un blog dit citoyen. Encore
récemment des termes particulièrement outranciers ont pu être lus,
déviant des missions dévolues aux personnes qui prétendent rechercher
le meilleur pour leur ville. Ne pas être d'accord les uns avec les
autres est une chose logique en démocratie, toutefois laisser les mots
envenimer dangereusement la nature des relations humaines communales
n'est pas chose tolérable, nous l'écrivons sur notre site depuis des
mois et savons, par nos contacts, avoir sensibilisé des dizaines de
personnes...
La politique est affaire d'idées, pas d'atteintes à la personne.Précisons le point suivant :
Il ne s'agit pas de voter sur le sujet, juste sur la prise en charge de l'action comme la loi le prévoit pour un Maire... VOIR LE DOCUMENT VISANT L'ACTION JUDICIAIRE Sur
les autres points soulevés par l'ordre du jour du CONSEIL MUNICIPAL du
18 mars, nous aurons l'occasion d'y revenir lors du compte-rendu car il
y a d'autres sujets qui intéressent la population directement et qui
méritent d'en faire l'écho.
L'équipe d'AGIR POUR
L'AVENIR
La confiance n'est pas acquise, elle se gagne et se
défend !
Nous pouvons échouer... mais ne pas
donner sa chance à l'espoir de changer le cours des choses serait une
faute.