EROSION DES PLAGES...

Sur invitation de Mme Le Maire, j'ai participé à la réunion entre les services du Préfet des Pyrénées Orientales, les services de l'état, la commune de Leucate, les services techniques et administratifs de la Mairie du Barcarès, adjoints et élus municipaux, ainsi que la responsable de PMCA

Cette réunion de travail à l'initiative de Mme Ferrand avait pour but d'obtenir des services de l'état les autorisations nécessaires au traitement des plages gravement endommagées par les divers coups de mer. En ce qui concerne notre commune, le Miramar et le lido étaient notamment concernés, sites qui nécessitent une action urgente à la fois pour sécuriser les personnes et les biens. Leucate pour sa part était surtout concerné par le secteur de la plage Naturiste.

En réalité c'est l'ensemble des communes du littoral qui sont concernées; Sainte Marie par exemple est largement plus touché que Le Barcarès. Pour cette raison l'agglo prend maintenant en charge le dossier qui intéresse la Côte dans sa globalité et lance les études indispensables à la résolution de la problématique. Un des axes majeurs reste la recherche des gisements de sable.

Pour Le Barcarès et ses deux points névralgiques cités ci-dessus, les dossiers ont été déposés de longue date et les autorisations demandées avec insistance. Malheureusement l'administration n'a pas donné suite jusqu'alors et les changements de Préfet n'ont pas été pour favoriser le feu vert.

Mme Ferrand a rappelé avec force la nécessité de remettre en état le baladoir du Miramar qui représente un danger certain pour la population et qui ne permet plus, par exemple, l'accès pompier.

De même il a été rappelé que la construction d'ouvrages sur le LIDO, tels que des brises lames, doit être mené conjointement avec un réengraissement des plages concernées; l'un n'allant pas sans l'autre. Il s'agit donc de trouver 100 000 m3 de sable nécessaire pour reconstituer le trait de côte et construire les ouvrages de protection nécessaires. La budgétisation de ces actions ont été (selon Mme Le Maire) prévues par la commune. Les montants nécessaires tourneraient autour des 300 000 euros pour les études préalables encore à réaliser. Il ne manquerait donc que les "fameuses" autorisations de l'état !

Les services préfectoraux se sont voulues efficaces, pragmatiques et ont déclarées avoir compris l'urgence de l'action. Une prompte intervention pour débloquer le dossier, et donc obtenir les autorisations de l'état, serait acquise.

De même le principe de reconstruire le baladoir à l'identique, des brises lames + réengraissement seraient actés dans les intentions.

Reste le point capital : trouver le sable nécessaire. Il n'est pas possible de prélever du sables au parc des Dosses (pour mémoire cette solution avait été adoptée jusqu'à ce que des associations de protection de l'environnement n'obtiennent judiciairement l'abandon de ce site pour l'extraction). On ne peut pas non plus récupérer le sable issu du dragage du port ou des passes puisque il contient des traces d'hydrocarbures. La ressource de la Commune serait de l'ordre de 30 000 m3 coté sud du Port. Pour trouver le complément, l'agglo a lancé une étude et donnera ses conclusions dans le courant du 2ème semestre 2010.

Précisons qu'il n'est peut être pas nécessairement besoin de 100 000 m3 puisque avec la mise en place d'ouvrages et d'un réengraissement partiel, le cordon dunaire est souvent capable de se reconstituer par lui-même pour une partie. Une étude complémentaire doit déterminer avec précision cet aspect.

En conclusion, le dossier est complexe et cela chacun le sait bien. J'ai pu constater une équipe préfectorable mobilisée sur ces questions et désireuse de trouver des solutions rapides et pérennes; les événements récents de Vendée et de Charente-Maritime n'étant probablement pas étrangers à une certaine prise de conscience des dangers du laxisme ou du temps perdu. J'ai pu également constaté que Mme Le Maire avait défendu bec et ongles ses idées sur la protection du littoral barcarésien, affirmant en avoir envisagé les solutions techniques et budgétaires.

Pas de polémiques donc sur ce sujet car si j'ai participé à cette réunion c'est bien parce que je pense que l'environnement requiert la mobilisation de tous, y compris de l'élu d'opposition que je suis. Lorsqu'il s'agit de notre "patrimoine naturel", il est normal de critiquer certains aspects et certaines approches si besoin est mais finalement une mobilisation unitaire doit avoir lieu en dépit des clivages. L'intérêt général dans cette affaire prévaut largement.



                                        Jean Louis Jimenez
                                       






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