UNE
CERTAINE VISION DE L'ELU ET DE LA CITOYENNETE pour réaliser le voeu de
tous : la résolution des conflits via la transparence et la discussion par Jean Claude Genet, Président d'Agir pour l'Avenir
Chaque
sujet, même s'il semble secondaire
aux yeux de la plupart, est
essentiel auprès de celui qui soit
le vit ou en est victime...
L'écoute impartiale et l'implication
totale, auprès de l'ensemble des
Barcarésiens comme de tout
individu, quel qu'il soit, augure
d'une gestion "proche des
gens" synonyme de la
définition d'un élu de la
république comme le législateur
l'a imaginé.
Parmi
les sujets sur lesquels Jean Louis
Jimenez, Conseiller Municipal
d'opposition, a été interrogé par
des habitants du Barcarès, il s'en
trouve un symptomatique de la
difficulté de concilier l'intérêt
général et les intérêts
particuliers, sans générer quelque
part des mécontentements. Diriger
c'est faire des choix et les
assumer. Ainsi les riverains
du "nouveau" marché du
dimanche (surtout en saison) ont vu leur vie
dominicale bouleversée et, même si
en soi l'organisation mise en place
n'est pas dénuée de bon sens,
ils expriment leur opposition, surtout
parce qu'il subsite (à tort ou à
raison) le sentiment de ne pas avoir
assez été associé
à la décision finale. A.P.A a
écouté les personnes et a souhaité
faire des suggestions simples à la
municipalité par le biais d'une
LETTRE OUVERTE, écrite par Jean Louis Jimenez, que vous pouvez lire
en CLIQUANT
ICI, demandant, si
possible, que le sujet soit traité
lors d'un Conseil Municipal pour
assurer les personnes de la prise en
compte de leur avis.
La
gestion participative n'est pas une réduction de pouvoir de l'élu mais bel et
bien une façon rationnelle de traiter en amont les difficultés et surtout de
s'en expliquer, librement, en toute clarté et transparence. Rappelons que le
législateur n'a pas mis en place des élus qui sont des supérieurs
hierarchiques aux citoyens. Bien au contraire, ce sont les citoyens qui
désignent d'autres citoyens pour les représenter et défendre leurs
intérêts. Le citoyen est donc, quelque part, l'employeur de l'élu !
Dans
notre démocratie, finalement peu mature, les choses sont appliquées
tout
à l'envers le plus souvent et ceci entraîne la société vers des
conflits
radicaux qui empoisonnent le quotidien. A défaut de considérer le
dialogue et
la conciliation comme des piliers de la gestion, le rapport de force invente
des
relations tendues et violentes, aussi bien verbalement que dans
l'esprit et la
forme... puisqu'il n'existe pas d'autre moyen d'expression pour les
gens de la rue, souvent réduits aux cris de désespoir, faute de relais
convenable des désarrois, justifiés ou non. Une bonne décision des élus peut devenir une calamité
uniquement par manque d'explication. Pour bien des gens, faute de communication
(et d'information exhaustive) équivaut à faire naître des suspicions. Prendre
donc le temps et la peine de démontrer n'est donc pas perte mais gain. A tous points
de vue.
Prenons
un exemple simple. Vous faites appel
à un artisan pour rénover une
pièce de votre maison. Les travaux
finis il vous présente une facture
sommaire, du style... Vous me devez
1354 €... La suspicion
nait. Par
contre, s'il détaille sa facture,
voire même y joint des justicatifs
d'achat :
- Peinture...125,00 €
- Fournitures... 256,00 €
- Fenêtre alu...389,00 €
- Heures...
sa facturation paraît aussitôt
plus conforme.
Vous
l'aurez compris, sans ôter toute
possibilité de conflit, la
deuxième solution donne
l'impression de sérieux émanant d'un
artisan soucieux de bien communiquer
avec son client. Pourquoi en
serait-il autrement d'une Mairie ?
Eh bien donc il s'agit de la bonne
habitude à prendre, et que nous
prendrons si un jour notre équipe
était amenée aux responsabilités,
ne rien faire sans en contrepartie
en fournir les explications (le
pourquoi et le comment) et
l'implication au budget, ligne par
ligne, dans les limites
naturellement de ce qui est
compréhensible par le grand public. Puisque finalement lorsque
les élus dépensent des deniers
publics, ils
dépensent au mieux ni plus ni moins l'argent
des habitants ou au pire
l'argent des enfants et
petits-enfants des habitants s'il est
fait appel à l'emprunt.
Sans
animosité, mais fermement, au
service de tous, c'est le message
permanent que nous essaierons de
véhiculer, aussi bien auprès de la
majorité en charge des affaires
communales que de la population. Le
pouvoir du citoyen ne cesse pas
après la mise du bulletin dans
l'urne; mais le vote se prolonge par
une implication de chacun dans le
quotidien de sorte que, les élus se
sachent soutenus et contrôlés tout
à la fois. Pour y parvenir il faut d'une part des élus informés
et respectueux du droit des citoyens
et des citoyens respectueux des
élus et exerçant leur
contrepouvoir.
Quoi
que plus normal lorsqu'on a rien à se reprocher : nul besoin de
cacher ou dissimuler et cela tue dans l'oeuf les esprits chagrins. Oui,
disons le tout net à chacun et à tous, l'apprentissage du bon
fonctionnement des institutions et des règles démocratiques est encore
à faire au Barcarès; mais avec de la bonne volonté de part et d'autre,
les électeurs pourront juger in fine, par leurs votes sanctions ou
récompenses, du désir réel ou non de faire progresser les comportements
au service de tous.
La
confiance n'est pas acquise, elle se
gagne et se défend ! Nous pouvons échouer... mais ne pas donner sa chance à l'espoir de changer le cours des choses serait une faute. |