Lu dans http://www.20minutes.fr/  un article édifiant sur la crise du logement voeux2010

Cela était dans nos constats lors des dernières élections municipales, le logement est probablement le point névralgique des inégalités sociales et de la souffrance humaine française, porte d'entrée vers l'exclusion familiale et professionnelle. La situation est encore plus flagrante dans les P.O, et sur le littoral, et donc sur Le Barcarès qui a négligé sciemment depuis des lustres le développement de la mixité et la création de logements destinés, non pas aux "pauvres et déshérités" comme le croient beaucoup, mais aux personnes de la strate basse dans laquelle est contenue des jeunes travailleurs, des familles ayant un emploi au SMIC ou à mi-temps, ou au RSA. Cela concerne directement ou indirectement (des grands-parents qui voient leurs petits-enfants dans la difficulté sont concernés...) presque 20 % de la population française !

Le Barcarès, qui est loin des règles édictées par les lois françaises, doit faire un gros effort. Nous sommes certains qu'une pédagogie en la matière et une information objective sur le sujet seront bien perçues par tous, car nous voyons bien que nos concitoyens sont toujours prompts aux élans du coeur... tout en sachant que chacun d'entre nous peut être concerné un jour ou l'autre, pour soi ou un proche. AGIR POUR L'AVENIR est désireuse en tout cas de prendre cette question à bras le corps et à faire des suggestions. Si nous ne sommes pas en position de "décision", nous avons toute liberté pour alerter et proposer !

Voici ci-dessous l'article cité :

La crise économique a aggravé en 2009 la crise du logement, devenu lui-même un «creuset des inégalités» pour des millions de personnes en proie à ce «grave problème de société», alerte la Fondation Abbé Pierre dans son 15e rapport annuel publié ce lundi.

Des personnes sans abri à celles logées chez des tiers ou croulant sous les loyers impayés, le mal-logement recouvre des situations très diverses qui concernaient 10,1 millions de personnes en 2009, dont près de 600.000 enfants. Sur ce total, 3,5 millions de personnes, «non» ou «très mal logées», sont dans des situations particulièrement difficiles (+15.000 par rapport à 2008)

Le logement comme facteur d'appauvrissement

«Le logement apparaît comme un facteur d'appauvrissement mais aussi comme une nouvelle source d'inégalité», écrit la Fondation dans son «Etat du mal-logement en France» en 2009. Un tableau qui risque de se noircir encore en 2010, lorsqu'un million de chômeurs arriveront en fin de droits.

Qu'il s'agisse de la construction neuve ou du parc existant, l'offre immobilière s'est «contractée», aggravant la pénurie de logements: il en manquait 900.000 en fin d'année, soit 100.000 de plus qu'à la fin 2008.

Le coût du logement augmente

Parallèlement, le coût annuel moyen de la location ou de l'achat d'un logement ne cesse de progresser (+23% entre 2002 et 2007, à 9.700 euros), et les nouveaux acquéreurs doivent s'endetter sur des périodes toujours plus longues: 14 ans en moyenne en 2001, 18 en 2009.

SDFLa Fondation Abbé Pierre propose ainsi de s'attaquer à la crise du logement via une batterie de mesures: parmi elles, «imposer sur tout le territoire et dans tout programme immobilier de plus de 10 logements un quota minimum de 30% de logements à loyer accessible», «encadrer» les loyers des logements qui changent de locataires et ont une fâcheuse tendance à augmenter, ou encore «mettre en place un chèque énergie pour les plus pauvres».

A méditer et à intégrer dans nos actions communales pour que Le Barcarès ne soit pas le parent pauvre dans un domaine où la France est déjà elle-même fort mal lotie.


Jean Claude Genet

 

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