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Le
Mot du Président de l'Association
Le Barcarès est une
commune au potentiel certain, idéalement
située en bord de Méditerranée et à
quelques encablures des Montagnes.
La vie de la station
rime avec village de pêcheurs, dans un
premier temps, puis au cœur des années
60, avec le tourisme de masse qui a donné
vie aux quartiers extérieurs au centre du
village.
Il est délicat de
faire coexister des quartiers si différents,
séparés, étendus. Il est ardu de
concilier les exigences d’une station
balnéaire attrayante et les nécessités
de la vie quotidienne à l’année.
Attirer les touristes
tout en offrant une grande qualité de vie
aux résidents, c’est le principal écueil
que la commune doit encore de nos jours
parvenir à maitriser.
L’urbanisme des
futures décennies est un sujet essentiel,
relié aux craintes puissantes des
bouleversements environnementaux, en
partie liés soit au réchauffement
climatique, soit plus simplement à
l’inconscience générale et
l’incapacité à exploiter sa « terre »
en la respectant totalement. Ici
les choix du présent contraindront notre
lieu de vie sur des décennies en avant.
L’avenir se décide dès aujourd’hui
et pour longtemps.
Le Barcarès
vieillit. De nombreux retraités ont reçu
l’appel irrésistible d’une douce
« fin » de vie au soleil, dans
la chaleur paisible d’une cité aux
atouts incomparables. Il faut pour ces
personnes des infrastructures adaptées à
leurs besoins spécifiques.
Le Barcarès doit
savoir retenir sa jeunesse. Si le point précédent
ne me dérange pas outre mesure, cela ne
peut se concevoir que si la pyramide d’âge
reste harmonieuse et que toutes les
composantes sociales d’une population équilibrée
sont présentes et traitées d’égale
manière. Autant le retraité prend un
plaisir sans faille à jouer à la pétanque,
à profiter des pots de l’amitié,
autant les jeunes ressentent cruellement
les manques en matière de :
- Vie culturelle
-
Loisirs hors saison
- D’infrastructures sportives
-
De la difficulté de se
loger à un tarif raisonnable, sauf à
rester prisonnier du carcan familial
jusqu’à plus d’âge…
- Du manque flagrant de débouchés
professionnels valorisants : notre
jeunesse ne saurait se contenter
d’emplois peu qualifiés ou
saisonniers…
Notre jeunesse
« formée » quitte le navire,
pas seulement le village mais le département
en général, faute de trouver sur place
la réponse à leurs ambitions. Souvent
ressentis comme un crève-cœur par nos
jeunes, ces départs appauvrissent à tous
points de vue la commune.
Le Barcarès ne sait
pas loger ses familles modestes. Le boum
de l’immobilier du début des années
2000 et le manque de volonté des pouvoirs
en matière de logement populaire
(n’appelons pas cela social, il s’agit
non pas le plus souvent de personnes en
difficultés mais bel et bien de
travailleurs et de salariés que l’on
peut qualifier de « normaux »
et aptes à assumer des loyers décents).
Tout se rejoint : la volonté
collective, le manque de terrains réservés,
les choix d’urbanisme, le dynamisme économique
en panne sèche…
Ce dernier sujet est
aussi un point noir : Le Barcarès détient
un record peu enviable qui situe son taux
de chômage aux alentours de 23 % et ce
quasiment en permanence depuis de
nombreuses années déjà. « La misère
est plus facile au soleil » comme le
dit la chanson mais, malgré tout, la misère
d’être privé d’emploi est un mal
douloureux également même avec la
grande bleue en décor.
Il y a tant à faire
et à dire que personne ne résoudra seul
les problèmes sans faire appel aux bonnes
volontés de chacun et au plus large
consensus possible, dans la discussion et
le respect des uns et des autres. Pour ma
part je ne cherche pas à m’opposer
systématiquement mais
j’exige que l’on sache entendre toutes
les opinions avant de décider. Etre élu(e)
est une charge donnée par les citoyens.
Les élus sont au service des gens et non
pas les « chefs » des
habitants. Si l’on parvient,
aujourd’hui, demain, après-demain, tôt
ou tard, à comprendre et à
appliquer ce précepte, eh bien oui on
aura tous ensemble fait un grand pas en
avant vers la résolution de tout ou
partie des obstacles.
Le Barcarès a besoin
de sérénité et de projets pour rester
ce village de pêcheurs de naguère, aux
accents de joie et d’insouciance, sans
pour autant s’exclure des réalités
socio-économiques modernes. Hier et
demain ne pas sont ennemis.
Lorsqu’ils se tendent la main, cela
s’appelle AUJOURD’HUI.
Faisons-nous le présent du présent !
Jean Claude Genet
Président de
l’Association AGIR POUR L’AVENIR
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